FAMINE AU SOUDAN
La malnutrition chronique est un problème majeur au Mali, où elle constitue l'un des obstacles les plus persistants à un développement équitable et inclusif : elle coûte 3,78% du PIB du pays par an, contribue à plus d'un tiers des décès de nourrissons et d'enfants et limite considérablement le développement des enfants. Les régions de Kayes, Kita et Sikasso sont particulièrement vulnérables à la malnutrition chronique, avec des taux parmi les plus élevés du pays, et de loin les plus élevés dans les zones où la situation sécuritaire est stable. C'est pourquoi Action contre la Faim agit, à travers ce projet, sur les trois grandes causes sous-jacentes de la malnutrition chronique : l'accès à des soins adéquats, un environnement sain et une nutrition adéquate. Ces trois paramètres sont fortement affectés par les inégalités de genre qui touchent les femmes et les adolescentes.
728 600 personnes soutenues (77% de femmes et 8% d'adolescentes) dans les districts sanitaires de Kayes, Bafoulabé, Kita et Sikasso au sud du Mali. Il s'agit d'un programme de 5 ans (2021-2026) en partenariat avec Affaires mondiales Canada.
728 600 personnes soutenues (77 % de femmes et 8 % d'adolescentes)
Les femmes et les enfants sont les plus vulnérables à la dénutrition. Selon les Nations unies, 60 % des personnes sous-alimentées dans le monde sont des femmes. Dans son rapport 2019 sur l'insécurité alimentaire et la nutrition dans le monde, la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) indique que les risques d'insécurité alimentaire restent environ 10 % plus élevés pour les femmes que pour les hommes.
Dans les zones rurales, la contribution des femmes aux chaînes de valeur agricoles et leurs bénéfices sont étroitement liés à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la santé maternelle et infantile et à la malnutrition chronique. L'indice d'inégalité de genre est de 0,776 pour le Mali, ce qui le classe 150e sur 188 (PNUD, 2016). Selon le rapport de la FAO sur le genre dans le développement rural au Mali (2018), la sécurité alimentaire et nutritionnelle est étroitement liée au statut et à la condition des femmes et en particulier, dans les zones rurales, à la contribution des femmes aux chaînes de valeur agricoles et à leurs bénéfices. Par ailleurs, une étude Link NCA menée en 2018 par ACF dans 20 pays, dont le Mali (cercle de Kita), montre que les facteurs suivants contribuent fortement à la détérioration de la santé maternelle et infantile et à la malnutrition : le surmenage des femmes, leur accès insuffisant et inadéquat aux soins de santé et à la PF, l'accès limité des filles à l'éducation, les grossesses précoces, le faible pouvoir de décision des femmes au sein du ménage, et les normes sociales inégalitaires.
En 2020, la faim dans le monde a atteint son niveau le plus élevé en cinq ans et un tiers de la population mondiale (2,3 milliards de personnes) n'avait pas accès à une alimentation adéquate.
Le projet bénéficiera directement à 728 647 personnes, dont 558 064 femmes, et indirectement à l'ensemble de la population de la zone du projet, soit 2 088 117 personnes, dont 459 386 femmes âgées de 15 à 49 ans et 106 494 adolescentes âgées de 15 à 19 ans.
Ce rapport présente les principaux enseignements tirés du projet « Lutte intégrée contre la malnutrition chronique au Mali ». Il montre que les efforts à long terme visant à soutenir les femmes – par le biais des soins de santé, de la nutrition et des opportunités économiques – contribuent à l'épanouissement des familles. Ces enseignements aideront à orienter les travaux futurs visant à réduire la malnutrition chronique et à renforcer les communautés.
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