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S’ENGAGER AVEC LE SYSTÈME DE RÉFÉRENCE COMME ACTEURS EN NUTRITION : DES FORMATIONS RÉGIONALES SUR LA VIOLENCE BASÉE SUR LE GENRE

À l’Action contre la Faim, nous nous engageons à nous attaquer aux causes profondes de l’inégalité entre les sexes et de la violence basée sur le genre. Nous savons que l’inégalité entre les sexes et la violence basée sur le genre sont à la fois une cause et une conséquence de la faim et ont de profondes répercussions sur la vie des personnes avec lesquelles nous travaillons. L’Unité Genre de notre organisation soutient notre engagement à comprendre et à combattre l’inégalité entre les sexes et la violence basée sur le genre en fournissant des outils et de la formation à nos équipes à travers le monde.

Pour faire cela, nous renforçons la capacité des organisations humanitaires de nutrition à comprendre les concepts de base concernant la violence basée sur le genre et comment s’engager dans le système de référence. En 2019, nous avons organisé et nous organisons encore cinq formations régionales –  » S’engager avec le système de référence comme acteurs de la nutrition  » – en Asie, en Afrique orientale, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Afrique occidentale.

Au travers de cette formation, les participants explorent des questions clés :

  1. Quels sont les causes profondes, les facteurs contributifs et les conséquences de la violence basée sur le genre ?
  2. Comment apportez-vous les premiers secours psychologiques aux personnes dans le besoin en situation de crise ?
  3. Comment fonctionne le système de référence pour les cas de violence basée sur le genre et pourquoi est-il essentiel d’orienter les personnes vers les autres services dont elles ont besoin ?


Véronique Ossohou, conseillère en violence basée sur le genre d’Action contre la Faim Canada, a facilité une séance de formation au Népal, en avril.

Parmi les participants à ces formations figurent des employés d’Action contre la Faim ainsi que nos partenaires régionaux en matière de nutrition. En tant que premier point de contact possible pour les personnes qui ont besoin de services, les participants apprennent à identifier et à décider quand ou comment fournir (ou cesser de fournir) de l’aide aux personnes en fonction de leur situation et de leur contexte.


Les participants de la formation en Ouganda en mai

« Depuis l’arrivée des réfugiés rohingyas, nous mettons en place de nombreuses activités de nutrition sur le terrain, alors quand j’ai eu la chance de suivre cette formation, j’étais très heureux. Je remercie Action contre la Faim parce qu’il y a beaucoup de cas de violence basée sur le genre dans la zone de mise en œuvre… mais il n’y a aucune directive pour demander comment nous pouvons gérer tous ces cas et comment intégrer ce système de référence dans nos programmes. » – Mohsin Hossain, SARPV, Bangladesh

Les formations sont interactives et participatives, impliquent un travail de groupe, un remue-méninge et des exercices de jeux de rôles. Dans un exercice, les participants simulent une situation d’urgence dans laquelle il y a eu une inondation massive dans une collectivité. Cette inondation a provoqué une crise et de nombreux survivants, y compris des victimes de violence basée sur le genre, ont besoin de services de soutien. Les participants ont assumé divers rôles, notamment à titre de médecins, de policiers, de pompiers et de bénévoles, et ils ont dû évaluer rapidement qui ils allaient appuyer et comment ils allaient le faire.

« Quand je suis arrivé à la formation pour la première fois, j’étais enthousiaste… après cela, j’ai réalisé que tous ces contenus sont très importants dans notre domaine et j’ai acquis toutes les connaissances que je peux partager avec mon organisation. Je peux aussi faire cette formation pour les employés de notre organisation. » – Dr. Ravichandran Nadarajaguru, Société de la Croix-Rouge, Sri Lanka.


Les participants ont participé à une simulation d’urgence le dernier jour de la formation au Népal.

Cette formation est une excellente occasion de réunir des acteurs humanitaires partageant les mêmes idées pour en apprendre davantage sur les problèmes liés à la violence basée sur le genre et en discuter. Les participants se sont activement engagés tout au long des formations et ont fait preuve d’un engagement et d’un enthousiasme envers l’amélioration de la responsabilisation de leurs bureaux à l’égard de l’égalité des sexes.

Nous sommes enthousiastes à l’idée de dispenser cette formation dans d’autres régions et d’encourager et de soutenir d’autres acteurs humanitaires de la nutrition qui s’efforcent de mieux aborder les questions de genre dans leurs programmes et organisations.

Ces formations sont financées par le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations du Département d’État des États-Unis dans le cadre de notre projet en cours qui vise à renforcer la responsabilité des organisations humanitaires de nutrition à l’égard de la violence basée sur le genre et de l’égalité des sexes.

 

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