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Miara Combarri : Burkina Faso

L’histoire de Miara

Par une journée de grande chaleur au Centre de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle(CREN), l’équipe d’ACF a été notifiée qu’une petite fille sévèrement malnutrie serait admise pour un examen.  Miara avait déjà été traitée au Plumpy’Nut, mais elle avait fini par retomber dans  un état de malnutrition.  Plumpy’Nut lui avait été prescrit encore une fois, mais son état de santé ne s’était pas amélioré.

Il n’était pas difficile de la reconnaître avec sa mère Yonli dans la salle d’attente. Miara paraissait très malade. Elle portait une petite robe colorée et ses bras et ses jambes étaient extrêmement maigres. Il était si difficile de croire que cette petite fille avait deux ans.

Son état s’était amélioré depuis sa dernière visite, mais ses mesures demeuraient si inquiétantes qu’elle avait été aiguillée vers le CREN. L’un des principaux rôles d’ACF au Burkina Faso est d’aider les familles à accéder au CREN, de former le personnel local et d’assurer le suivi de ses équipes. ACF fournit l’équipement et l’expertise nécessaires pour évaluer la malnutrition et distribue suppléments et médicaments.

Miara et sa mère ont dû séjourner au CREN pour s’assurer qu’elle consommait le Plumpy’Nut et que son état de santé s’améliorait. Il arrive souvent que les familles y restent environ une semaine.  Cette durée est tout à fait normale pour traiter et suivre un enfant sévèrement malnutri. Les mères y reçoivent de la nourriture, un lit, une couverture et une moustiquaire. Les enfants sont traités au moyen de la formule spéciale de lait thérapeutique F75 ou F100, du Plumpy’Nut et on leur administre d’autres médicaments, si nécessaire. Si l’enfant est trop faible pour se nourrir, l’hôpital pose une sonde d’alimentation.

Au fur et à mesure que les enfants récupèrent, les psychologues de l’équipe sensibilisent les mères à l’hygiène car elle est étroitement liée à la malnutrition. Ils leur expliquent l’importance d’éliminer les déchets correctement et de nettoyer convenablement le derrière, les mains et le visage des enfants pour éviter la diarrhée, une autre cause de malnutrition. On leur apprend à diversifier leur régime alimentaire pour obtenir plus de nutriments et à utiliser l’eau potable.  Ce message n’est pas toujours facilement accepté par les femmes et il faut être très patient avant de pouvoir noter un changement.

ACF fournit le financement et le personnel nécessaires à ces programmes. En effet, le CREN a été construit par ACF.  Ce centre peut accueillir jusqu’à 17 personnes, mais en raison des besoins considérables, il est déjà arrivé d’en avoir 60 en même temps.

Miara est sur la bonne voie et sa santé sera rétablie. De nombreuses autres familles et enfants comme Miara viendront au CREN au Burkina Faso. Grâce aux programmes d’ACF, les autres mères comme Yonli peuvent maintenant espérer que la faim ne leur enlèvera pas un autre enfant.

 

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