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Comment les volontaires en santé communautaire aident à combler les lacunes en matière de soins de santé au Kenya

Monica Anyango, volontaire en santé communautaire. Photo: Elphas Ngugi pour Action contre la faim, Kenya.

Monica Anyango est une volontaire en santé communautaire dans le comté de Busia, au Kenya, à plusieurs centaines de kilomètres de Nairobi. Pour les habitants des zones rurales, l’accès aux services de santé et à des informations sanitaires fiables peut être un défi, et les volontaires en santé communautaire (CHV) comme Monica jouent un rôle essentiel. Elle contribue à combler le fossé entre le système de santé et les besoins de la communauté en matière de santé, afin de maintenir les familles en bonne santé et de veiller à ce que les femmes reçoivent des soins appropriés tout au long de leur grossesse.

Aujourd’hui, Monica rend visite à Silvia Akuku Okesa, une mère de cinq enfants dans le petit village d’Ihula. Elle rend régulièrement visite aux 65 ménages figurant sur sa liste de clients pour partager des conseils sur la santé et la nutrition avec les femmes enceintes et les soignants. Ensemble, ils abordent des sujets tels que les avantages de l’allaitement maternel, l’importance d’une alimentation variée et la manière de protéger les familles contre la COVID-19. Les volontaires en santé communautaire sont également formés pour identifier la malnutrition et orienter les patients vers les services de santé si nécessaire.


Monica Anyango, volontaire en santé communautaire, rend visite à une cliente, Silvia Okesa, à son domicile dans le comté de Busia. Photo: Elphas Ngugi pour Action contre la faim, Kenya.

Les communautés qu’elle sert tiennent en haute estime les contributions de Monica. « Avant, aucun médecin ne venait dans ma ferme, mais quand j’étais enceinte, Monica est venue à plusieurs reprises et m’a examinée ainsi que le fœtus », raconte Silvia. « Elle m’a appris à toucher mon bébé et à entrer en contact avec lui pendant qu’il était dans l’utérus, ce qui a permis au fœtus de prendre conscience de ce qui se passe dans le monde. Pas étonnant que mon bébé soit si intelligent ! »

Monica a reçu une formation dans le cadre du projet Systems Enhancement for Transformative Health (SETH), financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par Action contre la faim en collaboration avec Helen Keller International. Le projet vise à réduire la mortalité maternelle et infantile dans des communautés cibles au Kenya et au Guatemala en renforçant les systèmes de santé locaux et en améliorant la qualité des services de santé et de nutrition pour les mères, les nouveau-nés et les enfants.

Grâce à sa formation, Monica a commencé à travailler plus étroitement avec le personnel de santé de la région. Un aspect important de son travail consiste à informer les futures mères des étapes d’une grossesse saine et à les familiariser avec les services de santé disponibles localement. Cette approche communautaire permet de s’attaquer aux mythes et aux idées fausses qui peuvent dissuader les futures mères de se rendre dans les centres de santé et d’encourager les femmes à accoucher sous la surveillance de professionnels de la santé qualifiés, réduisant ainsi les taux de mortalité maternelle et néonatale.

« Dans les villages où les soignants ne reçoivent pas régulièrement la visite des volontaires de santé communautaire, ils manquent d’informations sur la santé maternelle et les services proposés dans les hôpitaux. Ils n’ont pas de piste claire à suivre », dit-elle.


Silvia avec sa fille. Photo : Elphas Ngugi pour Action contre la faim, Kenya.

La formation reçue par Monica a amélioré la qualité des soins qu’elle prodigue. « Le projet SETH m’a permis de réaliser que je dois m’occuper d’une mère enceinte jusqu’au bout, connaître son emploi du temps et travailler en permanence avec elle sur son projet d’accouchement », explique-t-elle.

En plus de partager des informations vitales avec leurs clients, les volontaires en santé communautaire contribuent à renforcer le système de santé en collectant des données pour les autorités sanitaires locales afin qu’elles aient une image plus claire de la situation sanitaire et nutritionnelle dans les villages. « Les volontaires en santé communautaire apportent leurs rapports à l’établissement de santé auquel ils sont rattachés. Nous utilisons ces rapports pour comprendre notre situation sur le terrain », explique le Dr Sinclair Omboga dans le comté de Trans Nzoia, où les activités du projet SETH ont également été mises en œuvre. « Cela nous a permis d’enrichir nos documents de sorte que nos plans de travail, notre plan stratégique et nos plans d’action de nutrition du comté sont beaucoup plus riches. »

Dans le contexte de la pandémie de la COVID-19, le travail des volontaires en santé communautaire a pris une nouvelle importance. « Mon travail en tant que volontaire communautaire consiste à fournir des services d’éducation sanitaire dans les villages, explique Geoffrey Wafule, volontaire dans le comté voisin de Bungoma. Action contre la faim nous a donné une formation sur les questions liées à la COVID-19. Après la formation, je suis allé dans les foyers que je sers pour partager ce que j’avais appris. Et en vérité, ils en ont vraiment profité, ils ont adhéré aux directives. Je leur en suis reconnaissant. J’ai entendu parler de la COVID dans d’autres régions, mais nous restons en sécurité grâce à la formation que nous avons reçue. »

 


Les volontaires en santé communautaire reçoivent une formation dans le cadre du projet Systems Enhancement for Transformative Health (SETH), mis en œuvre par Action contre la faim et Helen Keller International avec le soutien financier d’Affaires mondiales Canada. Ce projet est axé sur la santé et la nutrition des mères, des nouveau-nés et des enfants.

 


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