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L’année 2016 en images

Retour sur les temps forts de cette année, ceux qui nous ont mis au défi, ceux qui nous ont touchés, ceux qui ont fait ressortir le meilleur qui était en nous, ceux qui ont renforcé notre engagement envers l’Humanité en 2016.

YÉMEN

Photo: Florian Seriex pour Action contre la Faim, Yémen

« Nous ne mangeons qu’un repas par jour, et la plupart du temps, c’est du pain que le boulanger nous donne gratuitement le matin. S’il vous plaît, dites à ceux qui ont le pouvoir d’arrêter la guerre  de nous aider. »

Le conflit au Yémen, qui a commencé en mars 2015, a créé des pénuries alimentaires importantes et a contribué à  l’apparition de niveaux de malnutrition alarmants , qui font partie des plus élevés au monde. Au Yémen, deux personnes sur trois ont besoin d’assistance humanitaire. En 2016, grâce à votre soutien Action contre la Faim a pu fournir de l’aide humanitaire aux familles touchées par le conflit dans la ville d’Hodeidah. Quand nous avons demandé aux familles de parler de la crise au reste du monde, c’est ce que l’une des personnes m’a répondu.

 

NORD-EST DU NIGÉRIA


Photo: Guy Calaf pour Action contre la Faim, Nigéria

« Boko Haram a réduit notre village en cendres. Il ne nous reste plus que les habits que nous avions sur nous ce jour-là. Toutes nos sources de revenus nous ont été emportées. Nous voulons recommencer à travailler, et retourner chez nous. Nous ne sommes pas des mendiants. »

Les personnes que l’on voit sur cette photo ont dû fuir leurs villages d’origine, situés au Nord Est du Nigéria dans l’Etat de Borno, de part la violence causée par le groupe militant de Boko Haram. Ils habitent désormais dans une école abandonnée à Monguno, ville dans laquelle Action contre la Faim a lancé, grâce à votre aide, un nouveau programme d’urgence. Depuis 2009, Boko Haram terrorise les communautés et détruit les récoltes, les villages, les établissements de santé. Grâce à votre aide, nous pouvons fournir aux familles déplacées par le conflit dans l’Etat de Borno,des denrées de survie, de l’eau, un abri et des soins de santé. Merci.

IRAK

Photo: Florian Seriex pour Action contre la Faim, Kurdistan irakien

Muhammad marche entre les rangées de tomates et de concombres. Il s’arrête et ébauche un sourire. « C’est mûr. » dit-il en ramassant un concombre. Satisfait, il continue de cueillir les fruits de son labeur. Muhammad est loin de sa ferme qui se trouve en Syrie. Il vit désormais dans le camp de réfugiés de Gawilan, situé dans la région du Kurdistan irakien. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a fait construire quatre serres dans lesquelles un nombre important de réfugiés travaillent quotidiennement. Grâce à votre compassion lors de notre appel à l’aide internationale en Syrie lancé l’année dernière, Action contre la Faim  va, à son tour construire de nouvelles serres. Ce projet a été financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR). Muhammad est chanceux, puisqu’il fait partie des huit premiers réfugiés qui ont été tirés au sort pour participer à ce projet agricole. Il montre avec fierté ce qu’il a produit.

« Cela fait 18 mois que nous vivons ici. Je me sens tellement mieux. Tous les matins, je vais à la serre, je travaille, je peux manger des fruits et des légumes qui sont frais, et utiliser le salaire qu’ils génèrent pour soutenir ma famille. »

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Photo: Samuel Hauenstein Swan pour Action contre la Faim, République centrafricaine

Ce père avait essayé tout ce qui était en son pouvoir pour prendre soin de son enfant, mais à cause du conflit dévastateur qui a lieu en République centrafricaine, il est devenu extrêmement difficile pour les parents de trouver assez de nourriture pour pouvoir nourrir leur famille tous les jours. Cet enfant souffrait de malnutrition présentant un risque mortel. Il a été admis dans notre programme d’hospitalisation pour recevoir des soins d’urgence.

Nous ne pourrions pas offrir cette aide sans votre soutien. L’unité de soins en nutrition, gérée par Action contre la Faim, est pleine d’enfants qui souffrent des formes les plus sévères et les plus mortelles de sous-nutrition.. Les enfants sont trop malades pour jouer et trop faibles pour pleurer. Mais ces unités de soin permettent de sauver la vie des enfants, et en ce sens, elles représentent des lieux d’espérance. L’année dernière, 80% des enfants sous-alimentés qui ont été envoyés dans les centres de traitement thérapeutiques d’Action contre la Faim, dans nos zones d’intervention en République centrafricaine, se sont rétablis et sont rentrés à la maison en bonne santé. Grâce à votre générosité, nous pouvons continuer à fournir ce type de soins d’excellence.

 

LA CRISE SYRIENNE

Photo : Florian Seriex pour Action contre la Faim

La crise syrienne est devenue la pire catastrophe humanitaire du 21e siècle. Plus de 150 000 personnes sont mortes, et on estime à 4,8 millions le nombre de personnes qui ont fui la violence et qui ont trouvé refuge auprès des nations voisines. Les 13,5 millions de Syriens restants font face à la crise dans leur pays assiégé.

Comme vous, de nombreux Canadiens ont ouvert leurs portefeuilles et leurs maisons aux Syriens. Le soutien généreux que vous avez apporté à notre travail permet à Action contre la Faim d’apporter des réponses à la crise régionale, là où les besoins sont les plus importants: en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Irak. Action contre la Faim fournit aux familles un soutien psycho-social, des denrées alimentaires, de l’eau et des solutions pour accroître la sécurité alimentaire. Le responsable régional de la communication d’Action contre la Faim, Florian Seriex, a pris la  photo bouleversante de ce vieil homme qui a fui la Syrie. Sur la photo, un membre de notre équipe s’occupe attentivement de lui pour faire en sorte qu’il reçoive des soins dans un camp en Jordanie.  

SÉNÉGAL

Photo : Lys Arongo pour Action contre la Faim, Sénégal

Les agricultrices sont à l’origine de plus de la moitié de la production alimentaire mondiale. Pourtant, elles ne gagnent que 10% du revenu mondial. Si nous voulons atteindre notre objectif « Faim Zero » d’ici à 2030, un des 17 Objectifs de Développement Durable sur lesquels se sont mis d’accord les dirigeants mondiaux en 2015, nous devons investir pour que les agricultrices qui mènent des activités agricoles de taille modeste aient un meilleur accès à l’éducation, aux semences et au capital nécessaire pour augmenter la production de denrées alimentaires saines. Le programme de Sécurité Alimentaire et Moyens d’Existence d’Action contre la Faim à Matam, au Sénégal, est entièrement dédié aux agricultrices.Nous investissons et formons ces femmes pour qu’elles puissent augmenter leurs récoltes et ainsi stimuler leurs revenus et améliorer leur alimentation.

 

MALI

Photo : Action contre la Faim, Mali

Les professionnels de santé communautaire peuvent être un puissant moteur de changement dans la lutte contre la mortalité infantile causée par la faim.  Lorsque, grâce à votre soutien, nous avons pu mettre en place un poste sanitaire dans la communauté de Namusa Nomogo, une maman de quatre enfants, cela a changé la vie des habitants de manière considérable. Quelques mois plus tôt, Samakoun, le fils de Namusa âgé de 2 ans, souffrait de malnutrition sévère. Sa mère nous dit : « J’ai remarqué que quelque chose n’allait pas quand Samakoun a commencé à avoir de la fièvre. Il était incapable de garder la nourriture qu’il avalait, puis il a tout simplement arrêté de manger. »

« Je suis allée voir Kindiaba, la professionnelle de santé communautaire, qui est arrivée dans notre village quelques mois plus tôt. Kindiaba a pesé et mesuré Samakoun, et elle a pris sa température. Elle m’a ensuite dit qu’il souffrait de malnutrition et qu’il avait besoin d’un traitement spécial. Elle m’a donné des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi pour l’aider. Je retournais chez Kindiaba chaque semaine pour un suivi. En seulement quelques semaines, Samakoun s’était rétabli. Aujourd’hui, Kindiaba nous soutient toujours. »

 

SOUDAN DU SUD

Photo : Guy Calaf pour Action contre la Faim, Sud Soudan

En 2013, la guerre a éclaté dans l’État le plus jeune au monde, le Soudan du Sud. La violence a déraciné 2,3 millions de personnes de leur foyer. Les familles qui ne vivent pas dans des régions du pays directement affectées par la guerre font quant à elles face à une crise alimentaire sans précédent, causée par la guerre. Les mères comme Aguwol Akec mènent un combat perdu d’avance pour nourrir leur famille.

« La crise est de pire en pire. Nous étions déjà extrêmement pauvres, mais maintenant, la guerre nous laisse absolument sans rien. La plupart des cultures que nous avions plantées l’année dernière ont échoué. La nourriture issue de nos récoltes est partie en fumée. C’est pourquoi ma fille souffre de malnutrition. Je l’ai emmenée dans un programme de traitement géré par Action contre la Faim, et son état s’améliore progressivement. Mais j’ai tout de même un besoin urgent de nourriture pour toute ma famille. Jour après jour, cela devient plus difficile,et j’ai peur pour ma famille. »

 

OUGANDA

Photo : Radhika Shah pour Action contre la Faim, Ouganda

En juillet 2016, une nouvelle vague de violence au Soudan du Sud a forcé des milliers de personnes à fuir leur pays, cherchant refuge dans le pays voisin, l’Ouganda. En moyenne, environ 2000 réfugiés arrivaient chaque jour en Ouganda en provenance du  Soudan du Sud. La plupart d’entre eux a fait la route à pied, n’amenant avec eux que ce qu’ils pouvaient porter.

« J’ai pris cette photo au centre de réception du camp de réfugiés BidiBidi, en Ouganda. Cette « salle d’attente » paraissait  à la fois chaotique et calme. Il y avait un sentiment de résignation accablant au sein des familles, sûrement dû au fait qu’ils savaient qu’ils avaient réussi à rejoindre l’Ouganda mais aussi qu’ils allaient devoir y rester pour un moment. » Radhika Shah, agent de programme chez Action contre la Faim.

 

PHILIPPINES

Photo : Veejay Villafranca pour Action contre la Faim, Philippines

Les effets du conflit entre les forces de sécurité du gouvernement et le groupe armé à Zamboanga, aux Philippines, ont laissé une marque ineffaçable sur les communautés déracinées par la violence. Près de deux ans après la fin du conflit, les familles luttent toujours pour s’en sortir. Cette photo représente au sens propre comme au sens figuré une fenêtre sur la vie des familles déplacées à Zamboanga, en transition mais prêtes à reprendre leurs activités de subsistance et à reconstruire un avenir. Grâce à votre générosité, Action contre la Faim continue d’assister les personnes dans la région.

 

NORD-EST DU NIGÉRIA

Photo : Guy Calaf pour Action contre la Faim, Nigéria

Notre vidéographe, Guy Calaf, a pris la photo d’une mère et de son bébé attendant de recevoir des soins de santé et de nutrition d’urgence dans l’une de nos cliniques mobiles d’urgence à Monguno, dans l’Etat de Borno, situé au Nord Est du Nigeria.  Une situation d’urgence nutritionnelle a été déclarée à Borno fin juin 2016. Grâce à votre soutien et à vos dons, l’équipe d’Action contre la Faim a pu travailler sans relâche pour lancer, fin août, un nouveau programme d’urgence à Monguno. Ce programme a pour objectif de venir en aide aux populations qui ne peuvent plus recevoir d’assistance humanitaire à cause du conflit intense déclenché par le groupe militant Boko Haram.

Guy trouve cette photo particulièrement émouvante car elle montre non seulement la vulnérabilité des mères et des enfants que nous aidons au Nord Est du Nigeria, mais aussi leur force incroyable face au danger.

 

COLOMBIE

Photo : Hanz Rippe pour Action contre la Faim, Colombie

A la fin du mois de novembre 2016, le Congrès de la République de Colombie a approuvé un accord de paix avec le groupe rebelle des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Cet accord met fin à un demi-siècle de conflit qui a fait plus de 200 000 morts.

« Malgré toute la violence que l’on signale souvent à propos de la Colombie, mes visites m’ont exposé à la « vraie Colombie », celle pour laquelle je trouve toujours de l’espoir et de la joie sur les visages des gens, malgré les difficultés. Pour moi, cette photographie est un exemple d’espoir pour le cap que s’est donné la Colombie vers un nouvel avenir. Je dédie cette photo à tous ces enfants qui ont encore le courage de courir après leurs rêves. »

 

CAMBODGE

Photo : Francisco Peral pour Action contre la Faim, Cambodge

Vous avez soutenu le lancement de notre nouveau programme pilote au Cambodge, juste avant le début de l’année 2016. Ce programme a pour objectif d’améliorer la résilience des communautés face à la faim. Dans certaines parties du Cambodge, la sous-nutrition cause des retards de croissance chez 44% des enfants. Cette famille vit dans la province de Preah Vihear et nous travaillons avec elle afin d’améliorer leurs connaissances sur la nutrition, l’hygiène et les soins de santé pour aider leurs enfants à s’épanouir, et ce grâce à votre soutien.

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Photo : Samuel Hauenstein Swan pour Action contre la Faim, République centrafricaine

La violence et l’instabilité en République centrafricaine se sont poursuivies en 2016. La crise a déraciné environ 370 000 personnes de leur domicile et plus de 470 000 ont fui dans les pays voisins en tant que réfugiés. Plus de la moitié de la population du pays a besoin d’assistance humanitaire. Cette photo capture la lassitude et le désespoir des familles déplacées qui ont tout perdu, mais elle reflète aussi l’humanité et l’amour qui peuvent soutenir les familles dans la tragédie.

 

SÉNÉGAL

Photo : Lys Arongo pour Action contre la Faim, Sénégal

Il est possible d’empêcher et de prévenir la sous-nutrition dans 100% des cas. Nous sommes la génération qui peut y mettre un terme. A Matam, au Sénégal, vous aidez Action contre la Faim à prévenir et à traiter la sous-nutrition chez les enfants. Avec votre aide, nous sommes persuadés que nous pouvons augmenter le nombre d’enfants qui reçoivent des traitements destinés à sauver leur vie. Cela est possible si nous pouvons former les mères et les professionnels de santé communautaire à diagnostiquer et identifier la sous-nutrition directement depuis chez eux, en utilisant des outils très simples comme ces bandes de couleurs. Les bandes « PBMH » mesurent le périmètre brachial à mi-hauteur d’un enfant, ce qui est un moyen de détecter la « maigreur », un signe de malnutrition aiguë. Cette petite fille a été contrôlée et est désormais visiblement en bonne santé, et heureuse. Merci.

L’objectif de notre travail est de libérer le potentiel des enfants, comme celui de cette petite fille qui est en pleine forme.

MERCI

Depuis près de quarante ans, dans une cinquantaine de pays, nous avons mené la lutte mondiale contre la faim. Avec votre soutien, nous sauvons la vie des enfants et de leurs familles. Nous sommes présents pour eux avant et après qu’une catastrophe ne survienne . Grâce à vous, nous permettons aux communautés de subvenir à leurs besoins, de voir leurs enfants grandir et de prospérer. Vous faites en sorte que nous puissions rechercher de manière constante des solutions plus efficaces tout en partageant notre savoir et expertise avec le monde. Nous prônons un changement sur le long terme. Avec votre soutien, nous n’abandonnerons jamais notre lutte, jusqu’à ce que le monde soit libéré de la faim. . Nous ne pouvons pas le faire sans vous.

Aidez-nous dans notre Action contre la Faim dans le monde.

 

 

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