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La santé nutritionnelle des enfants en proie à la sécheresse dans l’est du Kenya

Des villageois creusent un puits à Kobesa. Photo: Joan Nduta pour Action contre la faim, Kenya

Face aux pénuries d’eau et de nourriture criantes, Action contre la faim travaille à fournir un traitement qui sauve des vies

Kobesa, une communauté du comté d’Isiolo, dans l’est du Kenya, est isolée et aride. Au cours des derniers mois, une sécheresse qui ne cesse de s’aggraver a entraîné d’importantes pénuries de nourriture et d’eau.

À l’heure actuelle, les habitants de Kobesa doivent marcher environ 8 km pour accéder à l’eau d’un puits peu profond qui s’épuise de plus en plus chaque jour. Utilisée à la fois par les hommes et les animaux, cette source d’eau ne fournit pas d’eau potable et pose de graves problèmes de santé et d’assainissement si elle n’est pas décontaminée.

Fatuma et ses cinq enfants ne survivent qu’avec un repas par jour. Comme la plupart des hommes du village, son mari Abdi est gardien de troupeau. En raison de la raréfaction des pâturages et de l’eau, ils ont dû conduire leurs troupeaux de plus en plus loin du village. Le mari de Fatuma ne peut rentrer chez lui qu’une fois par mois – il apporte de l’argent pour nourrir leurs enfants, mais ce n’est jamais assez.

« Nous n’avons pas assez de nourriture et d’eau », explique Fatuma . « Je m’inquiète pour la santé de mes enfants. »


Fatuma et son fils de neuf mois, Ami, qui se remet d’une malnutrition aiguë. Photo : Joan Nduta pour Action contre la faim, Kenya

Il y a un mois, Ami, le fils de Fatuma, âgé de neuf mois, est tombé malade. Il était faible et fiévreux et refusait de boire. Elle l’a emmené au centre de santé le plus proche, où il a été évalué et diagnostiqué comme souffrant de malnutrition aiguë modérée et immédiatement pris en charge.

On a retourné Fatuma chez elle avec des rations de Plumpy’Nut, l’aliment thérapeutique à base d’arachides qui aidera Ami à se rétablir. La mère et l’enfant retourneront à la clinique chaque semaine pour des rendez-vous de suivi et d’autres rations jusqu’à ce que le garçon soit à nouveau en bonne santé.

Shinda, l’une des voisines de Fatuma, a vu sa fille de 11 mois, Zulpha, souffrir de diarrhée persistante et d’un manque d’appétit. Accompagnés d’un bénévole de santé communautaire, ils se sont rendus à pied au centre de santé, où la Zulpha a reçu un diagnostic de malnutrition aiguë sévère. Elle reçoit un traitement et Shinda l’emmènera à la clinique tous les jours jusqu’à ce qu’elle se rétablisse. « Elle se nourrit bien maintenant et j’espère qu’elle va reprendre des forces », nous confie-t-elle.


Shinda et sa fille de 11 mois, Zulpha. Photo : Joan Nduta pour Action contre la faim, Kenya

L’histoire de Fatuma et Shinda n’est que trop courante à Kobesa. « En raison de la sécheresse, il y a eu une augmentation du nombre d’enfants traités pour la diarrhée et la malnutrition », explique Asli Jattan, un bénévole de santé communautaire formé par Action contre la faim.

Action contre la faim soutient de nombreux dispensaires du comté d’Isiolo, en veillant à ce qu’ils soient approvisionnés en fournitures vitales et à ce que le personnel et les bénévoles soient formés à la détection et au traitement de la malnutrition.

Nos équipes au développement de nos programmes dans les régions du Kenya, de l’Éthiopie et de la Somalie frappées par la sécheresse et s’efforcent de rendre les soins plus accessibles aux communautés qui en ont le plus besoin. Nous dépistons et traitons les enfants mal nourris, améliorons la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, augmentons l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires sûres et fournissons des liquidités afin d’accroître les marchés locaux et donner aux familles des ressources immédiates pour acheter ce dont elles ont besoin pour survivre.

 

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