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Hasan, père de cinq enfants : « Ils n’ont pas pu la sauver, ni le bébé. »

Photo : Hasan et ses enfants devant l’abri qu’il a construitAction contre la Faim

Le Yémen est désormais en guerre depuis 4 ans, et la situation est profondément préoccupante : 22 millions de personnes, soit plus de 80% de la population totale, ont un besoin urgent d’aide humanitaire. Plus de 10 000 de personnes ont perdu la vie, et des millions d’autres ont été déracinées en raison du conflit entre les forces Houthis et les forces du gouvernement soutenues par une coalition internationale. Le conflit a contribué à l’effondrement de l’économie et des services sociaux de base, à un risque accru de famine ainsi qu’à une épidémie massive de choléra. Aujourd’hui, les conditions de vie aux Yémen sont plus difficiles que jamais, et plus de 8,4 millions de personnes sont au bord de la famine. Apprenez-en plus ici.

 

L’HISTOIRE D’HASAN

“L’homme loyal” est le surnom d’Hasan, 34 ans, père de cinq enfants. Nos équipes de réponse d’urgence l’ont rencontré dans la petite hutte qu’il a construite dans une des plaines du district d’Al-Garrahi. Il est l’un de nombreux déplacés de guerre qui se sont installés autour des villages pour essayer de retrouver un semblant de vie normale.

« Avant la guerre, je vivais dans la ville de Mukhaa, où je vendais des légumes dans une épicerie. Ma femme, Sumaya, s’occupait de la maison et d’élever les enfants. Quand la guerre a atteint notre village, nous avons fui une première fois à quelques kilomètres pour nous installer avec de la famille éloignée. »

En raison du conflit, le Yémen souffre d’une grave pénurie de nourriture, d’essence et de médicaments. Les hôpitaux et centres de santé dépendent entièrement de générateurs pour faire fonctionner les machines et pouvoir répondre aux besoins. Des coupures de courant fréquentes et des problèmes d’approvisionnement impactent sévèrement la qualité des soins – les conséquences de cette détérioration pour les patients et leur famille sont bien souvent tragiques.

« Sumaya a toujours donné naissance à la maison mais alors qu’elle était enceinte de neuf mois, je l’ai emmenée au centre de santé parce qu’il paraissait y avoir un problème avec le bébé. Il n’y avait pas de personnel médical spécialisé, et il y a eu plusieurs coupures de courant pendant l’accouchement. Ils n’ont pas pu la sauver, ni le bébé. »

Hasan et ses enfants ont été obligés de se déplacer à nouveau, pour s’installer plus loin du conflit, et sont arrivés sur le lieu qu’ils occupent actuellement. Pourvoir aux besoins d’une famille de six personnes est difficile en temps de crise : les entreprises ferment et les offres d’emploi se font rares, comme l’explique Hasan.

« Mes voisins m’appellent “l’homme loyal” car, après la mort de Sumaya, j’ai décidé que je me dévouerai pour mes enfants, que je jouerai à la fois le rôle de père et celui de mère. J’ai cherché du travail partout, sans succès. Si nous survivons, c’est grâce à l’aide apportée par nos voisins et par les organisations humanitaires. »

Grâce à votre soutien régulier, Hasan et sa famille, comme 500 autres, ont reçu un kit de première nécessité avec du savon, des couvertures, et d’autres biens indispensables. Ils ont également reçu un support financier pour se procurer de la nourriture et d’autres biens de la vie courante.

 

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