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GRAVES INONDATIONS AU KENYA: ACTION CONTRE LA FAIM RÉAGIT

Photo: Brian Kimanthi pour Action contre la Faim, Kenya
 

ÉLÉMENTS CLÉS

 
• Plus de 600,000 personnes à travers le Kenya sont touchées, et 123,000 d’entre elles ont été contraintes d’abandonner leur foyer.
• Au moins sept pays ont été victimes de fortes précipitations, qui continuent.
• Les inondations ont accru le risque d’une épidémie de choléra.
 

LA SITUATION ACTUELLE

 
Selon l’Agence nationale de gestion des catastrophes, de graves inondations au Kenya ont déplacé plus de 123 000 personnes, fait 132 victimes et 23 blessés. Plus de 6 000 têtes de bétail sont mortes et les inondations ont submergé plus de 9 500 acres de terres agricoles. Les infrastructures, notamment les maisons, les centres de santé, les écoles et les routes ont été endommagés ou détruits.

Dans le comté de Tana River, les besoins en latrines ne sont couverts qu’à 38%, et les inondations augmentent le risque d’une épidémie de choléra. Le paludisme est endémique dans la région et le ministère de la Santé a signalé une augmentation des cas attribués aux inondations.
 

QUE FAIT ACTION CONTRE LA FAIM?

 
Action contre la Faim, en partenariat avec le gouvernement du comté, la Croix-Rouge du Kenya et d’autres agences, et avec le financement du Fonds START et d’ECHO, a formé une équipe d’intervention d’urgence pour fournir des biens et services d’urgence aux familles les plus vulnérables, touchées par les inondations dans le comté de Tana River.
« Nous ciblons actuellement 12 600 bénéficiaires dans les camps de personnes déplacées avec des services d’eau et d’assainissement et des interventions sanitaires et nutritionnelles », a déclaré Edgar Okoth Onyango, responsable de la Santé et de la Nutrition pour Action contre la Faim au Kenya. « Jusqu’à présent, nos équipes sur le terrain ont fourni des articles non alimentaires, y compris des couvertures, des ustensiles de cuisine, du savon et des serviettes hygiéniques, à 1 000 ménages. 12 000 enfants ont été examinés pour déceler d’éventuels cas de malnutrition, et nous avons également sensibilisé une équipe pour promouvoir et soutenir les meilleures pratiques en ce qui concerne les soins et l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants.  »
 

Children, who have been displaced by flooding, attend an Action Against Hunger education session on good hygiene practices.
Photo: Brian Kimanthi for Action Against Hunger, Kenya

 
Pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, Action contre la Faim a fourni 85 latrines portatives et, en plus de ce que le comté a fourni, cible avec ses programmes 14 000 personnes. Nos interventions de traitement de l’eau devraient toucher 10 000 bénéficiaires, qui bénéficieront également de sessions visant à promouvoir les mesures d’hygiène minimales.

Selon le Département Météorologique du Kenya, le mois de mai marque le pic de la longue saison des pluies, avec des précipitations proches de la normale et une forte augmentation des précipitations attendues dans tout le pays. Les pluies vont probablement continuer jusqu’en juin.

« NOUS NOUS PRÉPARONS POUR UN GROS EFFORT DANS LES JOURS À VENIR. NOUS DEVONS METTRE TOUT EN ŒUVRE POUR ÉVITER LA PROPAGATION DE MALADIES PENDANT LE COURS DE CETTE CRISE « , DIT ONYANGO.

 
 
L’IMPACT DÉVASTATEUR DES INONDATIONS : L’HISTOIRE DE FESTUS ANALLO

 
Près de 80% du sous-comté de Tana Delta a été submergé par les inondations. L’un des résidents touchés, Festus Anallo, un mari de 61 ans et père de dix enfants, a réussi à fuir les inondations et a trouvé refuge dans la ferme de Kijo, avec plus de 84 autres familles.

« Tous nos enfants ne sont pas retournés à l’école parce que l’école Bularahma est toujours inondée et inaccessible », dit-il. « Cela fait seulement quatre jours que ceux qui vont à l’école de Gamba ont repris les cours. »
Avant les inondations, Festus et sa famille étaient des fermiers. Regardant en direction de son ancienne maison, qui s’effondre petit à petit en raison des dommages subis, il raconte les dégâts causés par les inondations et la perte de ses moyens de subsistance : « Mes deux canoës sont submergés dans l’eau. J’ai perdu 20 citronniers, des pépinières de chou frisé et de tomate, et environ 25 tuyaux que j’utilisais pour l’irrigation.  »

 

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