La vision d’Action contre la Faim est celle d’un monde sans faim

Vous rendez nos succès possibles

Défendre l’égalité à tous les niveaux et aux quatre coins du monde

Les hommes, femmes, garçons et filles ont des rôles, responsabilités et expériences différents qui affectent leur vulnérabilité face à la faim. Grâce à votre soutien, Action contre la Faim est déterminée à prendre en compte ces différents besoins, et à créer un environnement sensible au genre au sein de l’ensemble de notre organisation. En 2013, nous avons révisé notre politique liée au genre afin de prendre en considération les différents rôles et responsabilités des hommes et des femmes à tous les niveaux et dans toutes les régions où nous travaillons. Est-ce que les salaires sont justes? Est-ce que nous fournissons suffisamment de congés maternels et paternels? Est-ce que nous créons des espaces sûrs pour les hommes et les femmes? Ce ne sont que quelques-unes des questions que nous avons posé à nos équipes.

Depuis lors, nous avons travaillé pour faire en sorte que nos collègues à travers le réseau Action contre la Faim utilisent la politique révisée. En d’autres termes, nous avons commencé notre « Agenda du Genre ». Afin de soutenir et de renforcer la politique du genre d’Action contre la Faim, nous avons réuni un groupe composé de professionnel(le)s passionné(e)s de niveaux très variés et venant des quatre coins du réseau international d’Action contre la Faim, afin d’assurer que la question du genre reste une priorité dans notre agenda. Ces « champion(ne)s du genre », se sont récemment rencontré(e)s en personne pour la première fois afin de partager leurs expériences et de discuter des moyens concrets de renforcer l’engagement d’Action contre la faim dans la lutte pour l’égalité des sexes.

Action contre la Faim Canada dirige l’initiative au sein de notre réseau international (comprenant plus de 7000 employé(e)s) pour encourager un engagement plus profond en ce qui concerne l’égalité des sexes. Cela signifie que nous devons adopter cette politique au Canada et la promouvoir auprès de nos collègues dans les 45 pays dans lesquels nous travaillons. Nous avons lancé un processus de nomination au niveau du réseau d’Action contre la Faim pour les employé(e)s qui ont fait preuve de passion dans la lutte pour l’égalité des sexes. Nous avons reçu près de 100 nominations et avons sélectionné 16 champion(ne)s du genre provenant de différents niveaux, de différents bureaux et de diverses zones géographiques. Ces employés passionnés et motivés préconisent désormais une meilleure compréhension de la diversité des expériences des hommes, des femmes, des garçons et des filles dans leur contexte, et dans notre programme de travail. Ils aident également à construire un environnement plus favorable et sensible au genre dans leurs différents lieux de travail.

En juin, ces champions de genre se sont réunis en Espagne pour le premier atelier annuel des champion(ne)s du genre. Cela a permis aux membres du groupe de se rencontrer et de partager leurs expériences, ainsi que de se livrer à des conversations importantes sur le genre et la nutrition. Les champion(ne)s du genre ont également discuté du rôle d’Action contre la Faim dans la reconnaissance des défis liés au genre dans notre travail et les moyens que nous, en tant qu’organisation, pouvons mettre en place afin d’aborder les questions d’égalité des sexes dans la société.

Une championne du genre de Colombie a souligné l’importance de l’utilisation des outils interactifs et participatifs, comme une horloge de 24 heures, afin de démontrer le travail reconnu et méconnue des hommes, des femmes, des garçons et des filles. Décrivant ce qu’une personne fait tout au long d’une journée de 24 heures, comme nettoyer la maison, aller chercher de l’eau, dormir, etc., ainsi que les différents rôles et responsabilités des hommes et femmes, permet de mettre en lumière les inégalités entre les sexes.

Une championne du genre du Kenya a partagé les résultats d’une analyse de genre récente menée dans le Pokot West County. Elle a constaté que les femmes et les filles ont un accès inégal à l’éducation, aux services de santé et à l’information liée aux revenus et au contrôle des ressources terrestres. Toutefois, les taux de malnutrition chronique dans la région sont plus élevés chez les garçons. L’étude a ainsi souligné la nécessité d’une approche multi-niveaux et multi-sectorielle à travers nos programmes, tout en tenant compte des inégalités entre les sexes et des déséquilibres de pouvoir.

La championne du genre au Canada a quant à elle montré comment une révision annuelle des politiques de ressources humaines d’Action contre la faim Canada (y compris l’ajout d’heures de travail flexibles) a encouragé un environnement de travail plus sensible au genre.

Certains ont parlé de ce qui les motive personnellement et pourquoi ils ou elles ont décidé de s’investir dans ce projet. 

La championne du genre du bureau d’Action contre la Faim en Guinée a partagée de sombres statistiques du Réseau Femmes Humanitaires (de HWN), illustrant le taux élevé d’exploitation et d’abus sexuels dans le secteur de l’humanitaire et du développement. Ces conclusions ont propulsé sa passion sur les questions de genre dans notre organisation.

Cet atelier a été un important point de départ pour les champion(ne)s du genre. Toute l’équipe est impatiente de voir l’impact de leur travail dans les mois à venir.

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