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Ahmed: « Ma femme et moi sommes partis pour sauver nos vies et celles de nos enfants. »

Photo: Ahmed et sa famille devant l’abri qu’il a construit. Action contre la Faim, Yémen.

Le Yémen est désormais en guerre depuis 4 ans, et la situation est profondément préoccupante : 22 millions de personnes, soit plus de 80% de la population totale, ont un besoin urgent d’aide humanitaire. Plus de 10 000 de personnes ont perdu la vie, et des millions d’autres ont été déracinées en raison du conflit entre les forces Houthis et les forces du gouvernement soutenues par une coalition internationale. Le conflit a contribué à l’effondrement de l’économie et des services sociaux de base, à un risque accru de famine ainsi qu’à une épidémie massive de choléra. Aujourd’hui, les conditions de vie aux Yémen sont plus difficiles que jamais, et plus de 8,4 millions de personnes sont au bord de la famine. Apprenez-en plus ici.

Nos équipes de réponse d’urgence sillonnent les campements de déplacés pour leur venir en aide. Dès qu’une situation critique leur est signalée, elles se rendent sur place pour évaluer les besoins et y répondre en moins de 10 jours.

 

L’HISTOIRE D’AHMED

Lors de l’une de leurs missions dans le district de Al-Garrahi, dans le gouvernorat d’Hodeïda, nos équipes d’urgence ont rencontré Ahmed devant son abri de fortune, qu’il a construit lui-même à l’aide de branchage et de paille. Agé de 30 ans, il a fui avec sa famille les combats du district d’Al-Mukka, dans le gouvernorat de Taïz, avec des centaines d’autres familles, laissant derrière eux leurs terres et leurs ressources.

« Les derniers jours qui ont précédé notre départ, les nuits étaient très sombres et on n’y voyait rien. On entendait juste les violentes explosions près du village. Les combats se rapprochaient de nous, et, chaque nuit, ma femme et moi avions de plus en plus de mal à endormir les enfants. Ils étaient terrifiés par les bruits des obus. Parfois, nous allumions la radio pour les distraire, ou bien nous écoutions des musiques sur le téléphone. D’autres fois, on leur racontait des contes ou des vieilles histoires. Tout était bon pour essayer de leur faire oublier la situation et les rassurer. »

Alors que le conflit faisait rage, Ahmed et sa femme voyaient leurs amis et voisins fuir leur village pour un endroit plus sûr. Finalement, ils ont pris la même décision : quitter leur maison afin de mettre leurs six enfants et eux-mêmes à l’abri du danger.

« Ma femme et moi sommes partis pour sauver nos vies et celles de nos enfants. Notre plus jeune n’avait que quelques mois.»

« Arrivé à Al-Garrahi, j’ai loué cette parcelle de terre et construit cet abri pour nous y réfugier. Mais il est particulièrement difficile de trouver du travail. Cela fait plus d’un mois que nous sommes là, et je n’ai rien trouvé.»

Originellement mécanique de motocyclettes, Ahmed a fini par acheter une motocyclette pour faire du transport de passagers et de biens. C’est la source principale de revenus pour la famille – sa femme collecte et revend des bouteilles en plastique pour compléter. Mais comme Ahmed le souligne : « Les fluctuations du prix du fuel et les hausses de prix font que nos revenus ne sont pas fiables. Ce n’est pas une honte de tendre la main vers les autres et de demander de l’aide. »

 

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